Résumé

Antoine de Cournand Discours en vers sur la protection que les princes doivent aux arts… (1804)

L'abondance répand de ses utiles mains Ces biens si variés et si chers aux humains : Des besoins et des goûts les rapports nécessaires De vingt peuples rivaux font un peuple de frères; Plus de douceur se mêle au charme des plaisirs, Et l'on s'écrie: Un Dieu nous donna ces loisirs.
Vous qui par ces bienfaits marquez votre puissance, Oui, vous êtes des dieux que l'univers encense, Pour avoir réuni sous d'équitables lois L'empire des esprits et le règne des rois.
Le génie au pouvoir donna son harmonie; Le pouvoir à son tour fut l'appui du génie.
Source : Gallica

Antoine de Cournand Discours en vers sur la protection que les princes doivent aux arts… (1804)

Mais le génie ardent, fier, noble, généreux, Même à la cour des rois, s'il rampe est malheureux: La majesté le gêne, et la froideur le glace;
Accueilli par les grands, il veut l'être avec graee.
Sous un servile joug s'il se laisse enchaîner Il renonce à la gloire, et ne peut la donner.
La Seine, la Tamise, et le Tage et le Tibre, Tout nous dit que les arts veulent un peuple libre: Dans les fers des tyrans l'esprit perd sa vigueur: Ce qu'un esclave écrit est bas comme son cœur.
Source : Gallica

Antoine de Cournand Discours en vers sur la protection que les princes doivent aux arts… (1804)

Ta gloire ne meurt point, non plus que tes bienfaits; Le temps, sous les débris des voûtes abattues, En vain pour t'insulter mutile tes statues; Les enfans d'Apollon sauvent par leur burin Tes traits défigurés sur le marbre et l'airain.
Rois qui voulez unir le bonheur et la gloire, Appelez près de vous les filles de Mémoire: Inséparables sœurs, mères des grands travaux, Elles forment les rois, les sages, les héros.
Mœurs, manières, vertus, sous leurs lois tout prospère.
Un empire est heureux quand le peuple s'éclaire.
Source : Gallica

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