Résumé

Joseph Cresp Éloge funèbre de Napoléon, par Jh Cresp (1840)

Pour se bien pénétrer de cette vérité, déroulons rapidement le magnifique tableau des actions glorieuses dont fut semée la vie immense de cet enfant du peuple qui, parvenu au faîte des grandeurs et de la toute-puissance
par le seul ascendant de ses vertus et de son héroïsme, est précipité de son trône, indignement outragé, séparé de ses amis, de sa femme, de son fils, et va mourir dans l'exil, sur un rocher, à trois mille lieues de sa patrie, poursuivi par la haine des rois qui ne lui pardonnèrent jamais ses triomphes et son élévation.
Source : Gallica

Joseph Cresp Éloge funèbre de Napoléon, par Jh Cresp (1840)

Du haut de ce trône où il apparaît brillant comme le soleil, il dicte pendant quinze années ses volontés à l'Europe , rabaisse l'arrogance des rois, protége les peuples, et salue la France du nom glorieux de GRANDE NATION.
Jaloux de tant de grandeur et de tant de puissance, les rois du Continent se liguent contre lui pour l'abattre. Trop faibles encore, quoique réunis, pour espérer de vaincre par la force des armes celui dont le coup d'ooeil est toujours prompt et décisif, ils ont recours à l'infamie et à la trahison.
Source : Gallica

Joseph Cresp Éloge funèbre de Napoléon, par Jh Cresp (1840)

Autant vaudrait-il dire que ces milliers de mondes qui planent sur nos têtes, et dont l'harmonie mystérieuse épouvante notre imagination, n'ont été créés, par celui qui nous donna Napoléon, que dans l'intérêt de notre globe. Mais la France devait être pour les autres nations ce que l'immensité des cieux, avec ses millions de flambeaux, est pour la terre, un foyer constant de lumière qui devait enfin engendrer le bonheur et la liberté pour tous les peuples qui croupissent encore dans l'ignorance, la servitude et l'abrutissement.
Source : Gallica

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