Fief

Définition et enjeux

Paul Lucas-Championnière,  De la Propriété des eaux courantes… (1846)

“ Ces considérations déterminent le véritable sens des mots fief, seigneur de fief, droit féodal dans les coutumes, toutes postérieures à l'extinction de la société séniorale, telle que l'avait constituée son but primitif. Le seigneur de fief, le seigneur dominant, le seigneur suzerain, ce n'est plus l'homme qui, par suite de la convention ou de l'inféodation, était le chef de ses vassaux, ayant droit à leurs services, à leur obéissance, à leur dévouement ”
Source : Gallica

Armand Dalloz,  Répertoire méthodique et alphabétique de législation… (1845-1870)

“ Cette espèce de jeu de fief est d'une institution très-ancienne; on l'imagina dès les premiers temps de la féodalité, pour échapper à la loi qui exigeait que le jeu de fief se fît avec la rétention de l'hommage ou d'un cens, afin d'ouvrir un champ plus vaste à la pieuse libéralité du seigneur. C'était, en effet, dans un but religieux que la francheaumône était consentie ; de même que dans le fief, le vassal s'engageait au service militaire, dans le bail à cens, à des prestations ou rentes, dans la franche-aumône, l'Eglise promettait des prières et des services religieux. ”
Source : Gallica

Fortuné Legeay,  Recherches historiques sur Aubigné et Verneil… (1857)

“ La qualité de fief devait être prouvée par des actes de foi et hommage-, par des aveux et dénombrements, par des partages ou par des jugements contradictoires et autres actes authentiques.
Sous les derniers rois de la deuxième race et au commencement de la troisième, tout homme libre qui faisait profession des armes pouvait acquérir et posséder un fief, ou convertir en fief son alleu.
”
Source : Gallica

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