Alfred Maury

Élements biographiques

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury,  Revue des Deux Mondes

“ La vindicte publique, c’était pour elle non pas seulement la juste et ferme demande d’un châtiment exemplaire, c’était une colère furibonde, une soif de sang et de tourmens. L’idée d’améliorer, d’amender le coupable par la peine ne se faisait guère jour. Comment la législation criminelle, qui ne voyait dans le coupable qu’un monstre dont il fallait purger la société, se serait-elle préoccupée de son amélioration morale ? L’espoir même laissé au coupable qu’on s’intéresserait à son sort n’aurait-il pas pu, dans l’opinion du législateur, affaiblir l’effroi que devait entraîner le châtiment ? ”
Source : Wikisource

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury,  Croyances et légendes du Moyen-âge… (1896)

“ La parole sainte qui venait prêcher cet amour, qui venait répandre dans les cœurs une rosée rafraîchissante, au milieu des angoisses de la vie et des misères de l'existence, on l'appela la bonne nouvelle, l'Evangile. L'homme cherchait le bonheur, au milieu du chaos des passions déchaînées qui avaient brisé la faible loi morale du polythéisme, au bruit de la tourmente d'un empire qui s'écroulait sous le poids de la grandeur et de la corruption ; ce bonheur, il ne pouvait le trouver que dans la simplicité de l'enfant et la jeunesse de l'espérance ; l'Evangile satisfit à ce besoin du monde. ”
Source : Gallica

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury,  Histoire des religions de la Grèce antique… (1857-1859)

“ Les exhalaisons de la terre encore humide, disait ce philosophe, s'élevaient dans l'air en ondes sinueuses, puis elles sembrasaient et redescendaient vers les basses régions en se déroulant comme un serpent venimeux, et répandaient partout la putréfaction qu'engendre toujours la chaleur jointe à l'humidité; elles formaient autour du soleil lui-même des vapeurs épaisses qui voilaient en quelque sorte son éclat, jusqu'à ce qu'enfin diminuées, desséchées, absorbées par l'ardeur de ses rayons divins, semblables à des flèches, elles donnassent lieu à la fable du dragon tué par Apollon. ”
Source : Gallica

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