Résumé

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury L'ancienne Académie des sciences… (1864)

Buffon, qui ne sentait pas moins que lui tout ce qui manquait à leurs connaissances, après avoir émis ses idées sur l'origine des fossiles, exprimait son regret de ne pouvoir vivre assez pour les mieux étudier. D'autres viendront après moi qui pourront supputer, écrit-il. L'Académie des sciences ne survécut guère à Buffon, et la faune primordiale lui a ainsi dérobé ses merveilles : elle n'eut sous les yeux qu'un chaos d'ossements dont elle put identifier quelques-uns, mais dont elle ignora la place dans les âges de la création.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury L'ancienne Académie des sciences… (1864)

Les sciences sont le fruit de l'application de la raison à l'observation des faits que nous offre le monde physique et moral; elle cherche à en pénétrer les lois, à en définir la marche, à en constater toutes les phases.
Dans les sciences, rien ne doit être abandonné à l'imagination. Plus la méthode scientifique se complète et se perfectionne, plus la spéculation en est évincée, plus la critique devient sévère et la constatation des faits rigoureuse. Dans la littérature, au contraire, c'est l'imagination qui est la directrice et souvent la maîtresse
Source : Gallica

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury L'ancienne Académie des sciences… (1864)

Si la chimie ne se dégagea jamais complètement, au dix-huitième siècle, des obscurités qui demandaient, pour être dissipées, une connaissance plus intime de la constitution des corps, si elle ne put, pour ce motif, prendre encore dans les sciences physiques la place considérable qui lui appartenait, elle fut cependant plus cultivée en France, et dans l'Académie en particulier, qu'une science qui lui donne la main et qui ne pouvait acquérir une constitution robuste qu'en vivant de sa même vie, la minéralogie.
Source : Gallica

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