Luthéranisme

Définition et enjeux

Xavier Mossmann La réforme à Colmar (1853)

La papauté dirige mal son ménage ; le luthéranisme, sous prétexte de l'améliorer, le perd complètement. Le luthéranisme injurie la messe ; à qui la faute, si ce n'est à la papauté? Le luthéranisme ne veut plus de messe ; mais pourquoi la papauté la célèbre-t-elle habituellement de travers? La papauté s'est enrichie à tort ; le luthéranisme dépense mal à propos.
La papauté hante les femmes perdues, sans honte et sans vergogne ; le luthéranisme veut couvrir sa luxure du manteau de la vertu. La papauté possède beaucoup de prébendes ; le luthéranisme en revanche beaucoup de pensions.
Source : Gallica

Dictionnaire apologétique de la foi catholique

La luthéranisme avait été, pour une bonne part, une protestation contre la scolastique du Moyen Age. Mais la doctrine de Luther donnée comme la vérité absolue, purifiée de tout alliage humain, ne pouvait échapper à la loi fatale qui veut que trop souvent le commentaire finisse par recouvrir l’enseignement original. Les disciples, sont, en un sens, les pires ennemis du maître. Ils étouffent l’esprit en s’attachant à la lettre. Il se forma de bonne heure une scolastique luthérienne, infiniment plus sèche, plus étroite, plus intransigeante et plus disputeuse, que l’ancienne scolastique.
Source : Wikisource

Portrait de George Sand George Sand Spiridion

Or, l’infaillibilité n’est autre chose que la révélation continuée par Dieu même ou le Verbe, dans la personne de ses vicaires. Le luthéranisme, qui prétendait partager l’origine du catholicisme et s’appuyer à la même révélation, avait, en brisant la chaîne traditionnelle qui rattachait le christianisme tout entier à cette même révélation, sapé de ses propres mains les fondemens de son édifice.
Source : Wikisource

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