Xavier Mossmann

Résumé

Xavier Mossmann,  La réforme à Colmar (1853)

“ La papauté dirige mal son ménage ; le luthéranisme, sous prétexte de l'améliorer, le perd complètement. Le luthéranisme injurie la messe ; à qui la faute, si ce n'est à la papauté? Le luthéranisme ne veut plus de messe ; mais pourquoi la papauté la célèbre-t-elle habituellement de travers? La papauté s'est enrichie à tort ; le luthéranisme dépense mal à propos.
La papauté hante les femmes perdues, sans honte et sans vergogne ; le luthéranisme veut couvrir sa luxure du manteau de la vertu. La papauté possède beaucoup de prébendes ; le luthéranisme en revanche beaucoup de pensions.
”
Source : Gallica

Xavier Mossmann,  La réforme à Colmar (1853)

“ Mais leurs efforts n'aboutirent qu'à rendre l'exil moins dur aux nombreux bourgeois qui plaçaient la liberté de leur conscience audessus de l'amour de la patrie. Tous les habitants les plus aisés se réfugièrent à Strasbourg, à Bâle, à Mulhouse, à Riquewihr, vendant à vil prix ou ne vendant point leurs propriétés : les douleurs de l'exil et les horreurs de la pauvreté paraissaient à tous préférables au sacrifice de leur croyance. Le petit nombre de protestants qui restèrent à Colmar furent soumis aux plus rigoureuses mesures. ”
Source : Gallica

Xavier Mossmann,  La réforme à Colmar (1853)

“ Magnus se retira en proclamant Serinus un adhérent reconnu de Zwingli; mais le magistrat, depuis ce moment, exigea de chaque ministre qu'il instituait, outre le serment dont j'ai déjà parlé, son adhésion aux articles qui avaient si fortement scandalisé Magnus.
Nous avons présenté la réforme comme un progrès de l'esprit humain , comme un premier essai de la méthode philosophique , comme un pas vers la liberté. Pour être impartial nous devons remarquer ici que son introduction à Colmar coïncide avec les malheureuses persécutions que l'on dirigea contre de soi-disant sorcières.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature