George Sand,
La Comtesse de Rudolstadt
(1843)
“ Dans notre langage d’artistes aventuriers, nous disons souvent courir la Bohême, pour signifier qu’on s’embarque dans les hasards d’une vie pauvre, laborieuse et souvent coupable, dans la vie des Zingari, qu’on appelle aussi Bohémiens, en français. Quant à moi, je partais, non pour cette Bohême symbolique à laquelle mon sort semblait me destiner comme tant d’autres, mais pour le malheureux et chevaleresque pays des Tchèques, pour la patrie de Huss et de Ziska, pour le Bœhmer-Wald, enfin pour le château des Géants, où je fus généreusement accueillie par la famille des Rudolstadt. ”
