George Sand,
La Comtesse de Rudolstadt
(1843)
“ Et voilà que depuis huit jours Albert de Rudolstadt est dans ces montagnes, et qu’il va prier et chanter, chaque soir, sur les ruines du château de ses pères. Et voilà aussi que, depuis huit jours, tous les hommes assez âgés pour l’avoir vu jeune, le reconnaissent sous ses cheveux gris et se prosternent devant lui, comme devant leur véritable maître et leur ancien ami. Il y a quelque chose d’admirable dans ce souvenir et dans l’amour que lui portent ces gens-là ; rien, dans notre monde corrompu, ne peut donner l’idée des moeurs pures et des nobles sentiments que nous avons rencontrés ici. ”
