Théodore Lorin, Fables (1850)
“ FABLE VI. Le Devin. Sur l'art divinatoire et sur son influence, Dans la place publique, un devin pérorait Avec une rare éloquence. « Pour moi, grâce à mon art, il n'est rien de secret, Disait-il ; à mes yeux tout voile disparaît : Du passé, du futur j'ai pleine connaissance. » Cependant, un voleur, non moins hardi que fin, Dépouillait sa maison : sur l'avis d'un voisin, Il y court en tremblant pour sauver sa chevance « Sage et profond devin, soyons de bonne foi, Dit un passant : de quoi te sert donc ta science, Si tu ne connais pas ce qui se fait chez toi ? » ”
