Camille Debans,
La peau du mort
(1880)
“ Montussan, tu vas me mettre hors de moi. – Riaux, mon bon camarade, dit alors Montussan d'une voix singulièrement grav, je te l'ai dit : il est trop tard. A quoi bon les serments d'ivrogne ? Si tu m'aimes assez pour être atteint par les médisances que je m'attire, quitlons-nous, séparons-nous. Suppose que je sois mort et ne nous revoyons plus. Au fait, ne suis-je pas réellement un trépassé de l'intelligence et de l'honneur ? – Comment ! tu penses ces choses-là et tu n'as pas la force. – Non. J'ai le courage de le dire ; mais je ne puis vivre que ma vie de bohème. ”
