Résumé

A. Gennevraye,  Les Petits Robinsons de Roc-Fermé… (1895)

“ « Quel bonheur qu'il y en ait une provision sous le tas de bois ! s'écria le petit garçon.
Tu t'en rassasieras bien vite, gourmand.
Jamais ! j'en mangerais toute ma vie.
– Nous verrons ça. Si je n'étais pas plus raisonnable que toi, et que je t'en donne tous les jours, au bout de quinze jours tu mourrais de faim à côté d'un homard, plutôt que d'y toucher,
– Tu ne sais pas ce qui est bon, Mélite ; mais tu fais bien la cuisine, c'est le principal. Aussi je t'aime de tout mon coeur. »
”
Source : Gallica

A. Gennevraye,  Les Petits Robinsons de Roc-Fermé… (1895)

“ Il faut partir, dit Jo ; ces messieurs nous attendent.
– Oui ; mais quand on songe qu'on ne reverra plus jamais un endroit, on a plus de peine à le quitter, » dit Mélite qui oubliait sa frayeur de tout à l'heure, pour ne se ressouvenir que des bonnes journées passées dans le Roc.
Toutefois elle aussi voulait rassurer son maître, et après un dernier regard à la grotte, un baiser à la mouette, Mélite prit le coffret des mains de Jo.
« C'est moi qui l'ai trouvé, dit-elle, c'est moi qui veux le remettre à M. Andéo », et tous les trois descendirent l'escalier éclairé par la lune.
”
Source : Gallica

A. Gennevraye,  Les Petits Robinsons de Roc-Fermé… (1895)

“ M. Dumagny monta l'escalier, étonné de l'émotion qu'il ressentait. Comment cette petite fille tenait-elle déjà une si grande place dans son affection ? En ce moment qui allait décider du départ ou du séjour de Mélite aux Landes, M. Dumagny se sentait tout ému.
Il y a toujours une heure où le coeur de l'homme s'ouvre à l'amour paternel, où une voix caressante d'enfant rend ses yeux humides, où deux petites lèvres posées sur votre main font étendre les bras pour y serrer l'enfant qui ne vous est rien, mais qui peut devenir tout par la tendresse qu'il inspire.
”
Source : Gallica

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