Hector Malot,
Romain Kalbris
(1886)
“ Au soir, les tristesses mélancosiques du cœur; au matin, les inquiétudes et les angoisses de la conscience, qui, pendant le sommeil du corps, s'éveille et parle. Le naufrage, l'île déserte, ne m'apparaissaient plus aussi agréables que la veille. Je ne reviendrais donc plus jamais au pays ! je ne reverrais donc plus jamais maman ! Mes yeux s'emplirent de larmes, et, malgré le froid, je restai immobile, assis sur le foin, la tête entre mes mains. Quand je la relevai, mes projets étaient changés ; j'irais tout de suite au Port-Dieu, et je ne partirais pour le Havre qu'après avoir revu ma mère. ”

