Hector Malot

Élements biographiques

Portrait de Hector Malot Hector Malot Sans famille/Dentu, 1887

Mais il y a des moments où le cœur voit mieux et plus loin que les yeux les plus perçants : je reconnus mère Barberin ; c’était elle ; j’en étais certain ; je sentais que c’était elle.
— Eh bien ? demanda Vitalis, nous mettons-nous en route ?
— Oh ! monsieur, je vous en prie.
— C’est donc faux ce qu’on disait, tu n’as pas de jambes ; pour si peu, déjà fatigué ; cela ne nous promet pas de bonnes journées.
Mais je ne répondis pas, je regardais.
C’était mère Barberin ; c’était sa coiffe, c’était son jupon bleu, c’était elle.
Source : Wikisource

Portrait de Hector Malot Hector Malot Clotilde Martory

Bien d'autres à ma place n'auraient pas sans doute ces scrupules; et comme le mariage n'a point défiguré Clotilde, comme elle est toujours belle et séduisante, ils profiteraient de l'occasion qui se présente. C'est toujours la même femme.
Mais ceux-là aimeraient la femme et n'aimeraient pas leur amour. Or, c'est mon amour que j'aime; c'est ma jeunesse, c'est mes souvenirs, mes rêves, mes espérances. Que me restera-t-il dans la vie, si je les souille de ma propre main? Madame de Solignac ne peut être que ma maîtresse, et c'est ma femme que j'adore dans Clotilde.
Source : Gutenberg

Portrait de Hector Malot Hector Malot Les Amants, par Hector Malot (1862)

Le dernier jour que Maurice dut passer à Plaurach réunit tout le monde dans un dîner d'adieu. Le temps, qui avait été toute la journée d'une beauté splendide, se mit au froid quand vint le soir; le vent souffla du Nord et remplit le jardin de feuilles desséchées. En voyant, sous ce triste manteau, ses pauvres fleurs à moitié mortes, madame Berthauld ne put cacher sa tristesse: « Elles font comme toi, mon enfant, dit-elle à son fils, elles m'abandonnent; mais je ne te fais pas plus de reproches que je ne leur en fais à elles-mêmes ; c'est la loi de la nature. »
Source : Gallica

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