Hector Malot,
Une belle-mère, par Hector Malot
(1874)
“ Tout à coup Juliette, qui ne pensait à rien, entendit sa belle-mère appeler Airoles d'une voix cassante et, à l'accent de cette voix qu'elle ne connaissait que trop bien, elle sentit qu'il allait se passer quelque chose de grave. — Monsieur Airoles, disait madame Daliphare, je voudrais bien avoir votre avis sur une histoire qu'on me raconte en ce moment : il s'agit d'une mère qui s'est si bien dévouée à ses enfants, et qui les a aimés d'une façon si intelligente que ceux-ci l'ont ruinée, de sorte qu'elle n'a plus un morceau de pain à leur donner et qu'elle n'en a même plus pour elle. ”
