Claude Vignon

Résumé

Claude Vignon Une parisienne : étude de femme (1882)

Mais alors, que croyiez-vous donc ?
— Mais que M. Salençon vous aimait, ce qui se voit de reste, et que vous aviez accepté, ses hommages. — en tout bien tout honneur s'entend !
— Oui. en tout bien tout honneur ?.
Mais cela, cela seulement, Marie, me révolte la pensée ! Mon cœur, vous le savez, est éternellement à un souvenir. Je vis par le cœur avec Henri, à travers la tombe.
— Ma chère, sortons du rêve pour entrer dans la réalité.
— Et puis, croyez-vous que cela soit possible ? Non, ces choses-là se disent, mais ne se font pas. Quand un homme aime une femme.
Source : Gallica

Claude Vignon Une parisienne : étude de femme (1882)

Le pauvre garçon fit de vains efforts pour vaincre son amour, pour plier son cœur aux nécessités de la vie ; mais il ne pouvait dompter sa passion. Non, jamais il n'arriverait à
aimer une autre femme; jamais à vivre enfermé dans le mariage comme dans une prison. Il lui fallait l'épouse aimée; ou bien plus de travail, plus d'ambition, plus de talent, et un amer dégoût de la vie.
Tout ce qu'il pouvait faire, c'était de se contenir encore, de rester à Senlis, de n'écrire ni à M. Langlé, ni à Charles, quand chaque jour qui s'écoulait augmentait ses inquiétudes et sa jalousie.
Source : Gallica

Claude Vignon Une parisienne : étude de femme (1882)

Mais si vous tenez à quitter Paris, que n'allezvous à Senlis, chez votre beau-père? Vous avez là toute une société et des intérêts.
— A Senlis, je serais en butte aux reproches de mon beau-père qui n'était pas du même avis que moi, sur la façon d'arranger les choses, à la mort de mon mari. Or comme les événements semblent lui donner raison, à quoi bon aller me l'entendre dire toute la journée? Et puis je ne veux pas lui laisser mettre la main sur son petit-fils. Il est à moi cet enfant ; c'est ma seule consolation, mon seul amour en ce monde, je veux le garder.
Source : Gallica

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