George Duruy,
L'unisson
(1887)
“ Voilà les paroles qui de son cœur eussent monté à ses lèvres, si elle n'avait été, la malheureuse, en proie à un funeste et irrésistible instinct de défiance. Il en fut ce soir-là, comme le soir où elle avait quitté le bal, sentant bouillonner la vie aux sources profondes de la maternité. Une parole d elle eût suffi pour que ce mari, qui l'aimait toujours, mais d'un amour inquiet et douloureux, tombât à ses pieds, pour que tout fut réparé, oublié, et qu'ils connussent enfin, au lieu des tourments qu'ils s'infligeaient l'un à l'autre, les félicités d'une tendresse égale et sereine. ”
