George Duruy

Élements biographiques

Portrait de George Duruy George Duruy,  Revue des Deux Mondes

“ La France ne veut pas un roi, qui mettrait en péril sa chère égalité, épave de la Révolution, à laquelle le pays s’est attaché d’une prise invincible. Quant à la liberté, qu’elle sombre si elle veut : c’est une menteuse qui n’a pas tenu ses promesses !
La France est grosse, en effet : non d’un roi, mais d’un maître. Après les quatre années de l’impuissant gouvernement de ces cinq hommes, c’est une pensée ferme et lucide, c’est une volonté, une énergie, c’est une tête, un chef que le peuple réclame, — un dictateur, enfin, comme chez les Romains !
”
Source : Wikisource

Portrait de George Duruy George Duruy,  L'unisson (1887)

“ Voilà les paroles qui de son cœur eussent monté à ses lèvres, si elle n'avait été, la malheureuse, en proie à un funeste et irrésistible instinct de défiance. Il en fut ce soir-là, comme le soir où elle avait quitté le bal, sentant bouillonner la vie aux sources profondes de la maternité. Une parole d elle eût suffi pour que ce mari, qui l'aimait toujours, mais d'un amour inquiet et douloureux, tombât à ses pieds, pour que tout fut réparé, oublié, et qu'ils connussent enfin, au lieu des tourments qu'ils s'infligeaient l'un à l'autre, les félicités
d'une tendresse égale et sereine.
”
Source : Gallica

Portrait de George Duruy George Duruy,  Andrée (1884)

“ Alors, quelque chose comme un éblouissement passa devant les yeux de Jacques. Toute sa jeunesse chaste lui monta au cerveau, ainsi que les fumées d'un vin capiteux. Brusquement, ses deux bras l'enveloppèrent d'une étreinte puissante. Avec la force d'un lion il l'enleva de terre et l'emporta comme une proie. Elle se laissait aller, à demi pâmée, et souriait de son sourire mystérieux. Il la déposa avec des précautions infinies, une douceur d'athlète qui craint de briser quelque chose du fragile, sur le divan qu'elle venait de quitter. ”
Source : Gallica

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