Georges Ohnet

Élements biographiques

Portrait de Georges Ohnet Georges Ohnet,  Le maître de forges : les batailles de la vie (1882)

“ Elle repoussa Philippe, et, le regardant éperdue ; comme si sa vie ou sa mort allait se décider par une parole :
– Un seul mot, dit-elle, réponds ! M'aimes-tu ?
Philippe lui montra un visage rayonnant d'ivresse :
– Oui, je t'aime, répondit-il. Il y avait deux femmes en toi. Celle qui m'a fait tant souffrir n'est plus. Toi, tu es celle que je n'ai jamais cessé d'adorer.
Claire poussa un cri, ses yeux s'emplirent de
larmes, elle s'attacha désespérément à Philippe, leurs lèvres se touchèrent et, dans une extase inexprimable, ils échangèrent leur premier baiser d'amour.
”
Source : Gallica

Portrait de Georges Ohnet Georges Ohnet,  La Grande Marnière

“ Ah! tu as eu tort d'évoquer ce souvenir, dit Carvajan, car il me défend la pitié! Renonce à ton amour: il est un peu moins vieux que ma haine! Du plus loin que je me souvienne, je la retrouve, vivace au fond de mon cœur. C'est en elle que j'ai puisé l'énergie qu'il m'a fallu pour arriver où je suis. Je n'ai rien fait dans la vie que pour assurer son triomphe, et quand je touche au but, tu viens, pour un caprice, pour une amourette, me demander de renoncer à cette joie si ardemment rêvée? Allons donc! Tu n'es qu'un enfant plein de faiblesse et d'aveuglement. Tu ne sais pas te conduire... ”
Source : Gutenberg

Portrait de Georges Ohnet Georges Ohnet,  Noir et Rose

“ Alors Marackzy se dressa pour le mieux voir, et, debout, se détachant sur le fond clair de l’horizon, il apparut, son violon à la main.
Nu-tête, sous le soleil, ayant l’immensité autour de lui, comme s’il eût pensé que la morte pouvait encore l’entendre, il se mit à jouer. L’atmosphère était si calme que, du rivage, on l’entendait distinctement. Et, pur comme une prière, le Chant du cygne courut sur les flots et monta vers le ciel.
Jamais les adieux à la terre n’avaient résonné avec une expression aussi poignante. Ce n’était plus le violon qui pleurait, c’était le cœur même de Sténio.
”
Source : Wikisource

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