Manoël de Grandfort,
Le Mari de Lucie. Le Soulier de Rosine…
(1877)
“ Si tu allais te réveiller ! c'est Francis qui serait étonné !... C'est-à-dire, répondit madame de Veyrier, que ta soeur est modeste, tandis que tu es effrontée comme un page ! Ce que tu appelles pompeusement la vie, n'est chez toi qu'une turbulence fatigante, un désir sans cesse renaissant qu'on s'occupe de ta petite personne, qu'on la regarde, qu'on l'admire ; aussitôt que l'attention se porte sur un autre objet, tu t'ennuies, tu bâilles, tu tombes dans une tristesse profonde, jusqu'à ce que tu aies pu de nouveau occuper les esprits, et ramener les yeux vers toi. ”

