Manoël de Grandfort,
Le Mari de Lucie. Le Soulier de Rosine…
(1877)
“ Je haïssais la comtesse d'être noble, d'être riche, d'être heureuse, d'être aimée. Qu'elle me semblait, dans son orgueil, moins pure que Rosine, que l'amour avait perdue ! l'amour des premiers matins de la vie, celui qui s'éveille avec le coeur, qu'on ne ressent qu'une fois, dont on se souvient toujours, pour aussi longue que soit notre existence. – Madame de Kervadec, à l'heure où Rosine sacrifiait sa douce vertu, sa candide innocence à un amour qu'elle s'imaginait devoir durer comme le sien, madame de Kervadec, dis-je, échangeait, contre l'or de son vieux mari, sa splendide jeunesse. ”
