Manoël de Grandfort

Manoël de Grandfort

Résumé

Portrait de Manoël de Grandfort Manoël de Grandfort Le Mari de Lucie. Le Soulier de Rosine… (1877)

Je haïssais la comtesse d'être noble, d'être riche, d'être heureuse, d'être aimée. Qu'elle me semblait, dans son orgueil, moins pure que Rosine, que l'amour avait perdue !
l'amour des premiers matins de la vie, celui qui
s'éveille avec le coeur, qu'on ne ressent qu'une fois, dont on se souvient toujours, pour aussi longue que soit notre existence. – Madame de Kervadec, à l'heure où Rosine sacrifiait sa douce vertu, sa candide innocence à un amour qu'elle s'imaginait devoir durer comme le sien, madame de Kervadec, dis-je, échangeait, contre l'or de son vieux mari, sa splendide jeunesse.
Source : Gallica

Portrait de Manoël de Grandfort Manoël de Grandfort Le Mari de Lucie. Le Soulier de Rosine… (1877)

En face d'elle, sur un canapé, Lucie était assise.
Le bonheur l'avait ressuscitée. On a vu de ces choses-là. Dans les bras de son mari, sur ce coeur qu'elle avait senti désormais tout à elle, elle était revenue à la vie, non tout d'un coup, mais lentement, avec mille alternatives, pour les siens, de craintes et d'espérances. Enfin elle avait été sauvée, et sur son front rayonnant et doux, nulle trace de sa maladie n'était restée. C'est le privilége de la jeunesse, elle répare vite.
Francis était assis à son côté. Ils regardaient ensemble un album contenant des sites de divers pays.
Source : Gallica

Portrait de Manoël de Grandfort Manoël de Grandfort Le Mari de Lucie. Le Soulier de Rosine… (1877)

Si tu allais te réveiller ! c'est Francis qui serait étonné !...
C'est-à-dire, répondit madame de Veyrier, que ta soeur est modeste, tandis que tu es effrontée comme un page ! Ce que tu appelles pompeusement la vie, n'est chez toi qu'une turbulence fatigante, un désir sans cesse renaissant qu'on s'occupe de ta petite personne, qu'on la regarde, qu'on l'admire ; aussitôt que l'attention se porte sur un autre objet, tu t'ennuies, tu bâilles, tu tombes dans une tristesse profonde, jusqu'à ce que tu aies pu de nouveau occuper les esprits, et ramener les yeux vers toi.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature