Léon de Villeran

Résumé

Léon de Villeran Le marchepied. Tome 2 (1833)

Oh! c'est que l'action que je vais commettre est infâme, c'est, qu'elle m'a été proposée par un infâme : une pauvre jeune femme, si chaste, si pure, qui repose maintenant dans l'innocence de son coeur, rêvant peut-être un bonheur... qui ne lui a été donné qu'en songe; une jeune femme si belle! à qui le monde devait tant de félicité.... Je vais la flétrir, la déshonorer sans retour; je vais, moi, qu'elle estime, qu'elle aime peut-être, porter dans cette âme angélique et l'opprobre et le désespoir... et cela, par les conseils, par les soins de son époux... Oh! c'est infâme!
Source : Gallica

Léon de Villeran Le marchepied. Tome 2 (1833)

Quelle vue pour des parens qui aimaient leur fille de toute la tendresse de leur âme! la quitter la veille dans tout l'éclat d'une santé de vingt ans, et la retrouver mourante.... Tel était donc le fruit amer de son mariage; car, à l'horreur que manifestait Sophie en entendant prononcer le nom de Soligny, on ne pouvait guère douter qu'il ne fût cause de l'affreux état où elle était réduite, mais ce n'était pas le moment de demander une explication, et les parens de Sophie ne songèrent qu'à lui prodiguer tous les soins que réclamait sa situation.
Source : Gallica

Léon de Villeran Le marchepied. Tome 2 (1833)

Mais, que vienne à l'oreille une parole amie, qu'on sente la main, les baisers, les larmes de quelqu'un qu'on aime, qu'on lise dans ses regards, pitié pour ses blessures, sympathie pour ses souffances!... alors, le poids diminue, l'oppression cesse, la glace qu'on avait au coeur se fond aux douces paroles de l'amitié, et le désespoir s'exhale en soupirs et en sanglots.... C'est presque du bonheur qu'on éprouve, c'est un charme tout puissant qui engourdit un moment les douleurs; le passé s'efface, le présent absorbe l'âme
Source : Gallica

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