Raoul Ollivier

Résumé

Raoul Ollivier Séduction... (1863)

Prends garde, Albert, le mépris de la femme conduit l'homme au mépris de lui-même, et le jour où tu seras descendu assez bas pour n'avoir plus, avec le sentiment de ta dignité, le respect de toi-même,- ce jour-là tu seras irrévocablement perdu. Oh! je sais qu'il est de mode dans un certain monde, le monde des clubs et des écuries, d'affecter un ton de scepticisme élégant et de hautain mépris pour tout ce que le bon sens et le coeur obligent à respecter. La vertu d'une femme, c'est menteur et incertain comme la valeur d'un cheval; l'une tombe aussi fatalement que l'autre.
Source : Gallica

Raoul Ollivier Séduction... (1863)

Si grandes sont en nous la puissance du respect humain et la terreur du ridicule qu'Albert rougit : — rougit d'avoir épargné une enfant, de n'avoir pas flétri une innocence!
Oh! pourquoi faut-il que notre esprit s'ouvre si facilement aux pensées du mal, qu'il les accueille
et les caresse avec tant de sollicitude? Pourquoi les sentiments vrais et généreux, les idées de bien et de pureté font-elle naître sur nos lèvres un sourire de sarcasme, sourire de
damné?
Pourquoi la femme trouve-t-elle toujours cent bras pour la pousser dans l'abîme et jamais une main pour l'aider à en sortir?
Source : Gallica

Raoul Ollivier Séduction... (1863)

C'est l'amour qui se révèle dans ce feu du regard, dans le frémissement du toucher, dans la vibration émue de la voix, c'est l'amour. — Non, le désir, interrompit Claude. —Amour ou désir, appelle-le comme tu voudras, ce n'en sera pas moins toujours ce fluide magnétique-, irrésistible dans sa puissance comme dans son effet, qui pousse aussi fatalement l'homme dans les bras de la femme, que l'oiseau dans la gueule du serpent; enfin, c'est l'amour, qui ne peut être pur et désintéressé, du moment qu'il a pour objet une créature.
Source : Gallica

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