Alphonse Brot

Alphonse Brot

Résumé

Portrait de Alphonse Brot Alphonse Brot La Tour de Londres. Tome 1 (1835)

Le vieillard agita tristement sa tête blanche.
—Le premier de ces deux amis, continua le jeune homme , c'est moi, moi, Thomas Owthay...
— Oui, je crois en vous, interrompit l'aveugle.
—Et le second, c'est l'immortalité, murmura Thomas.
—L'immortalité! s'écria le vieillard, dont les lèvres tremblaient, ah! c'est un beau rêve,
—Voulez-vous me réciter quelques strophes de votre poème, mon père?
—Ma mémoire est oublieuse, mon ami, oublieuse comme les hommes. — Tous ne le sont pas.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Brot Alphonse Brot La Tour de Londres. Tome 1 (1835)

Oh ! celui-là, je l'aimerais bien, Thomas. Il est si doux de savoir que l'homme aimé comprend toutes vos pensées! J'aurais voulu être son amie, son ange inspirateur, et je me serais trouvée glorieuse de cette mission. S'il eût été peintre, j'aurais voulu qu'il me reproduisît dans ses travaux , et qu'il m'éternisât comme son génie ; s'il eût été poète, j'aurais voulu être l'âme de sa poésie. Ses triomphes, je les eusse partagés avec lui, sa gloire m'eût appartenu de moitié. J'ai pensé à ce rêve depuis que je vous connais, Thomas, et mon coeur a palpité chaque fois
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Brot Alphonse Brot La Tour de Londres. Tome 1 (1835)

Encore, si j'étais près de vous, si je pouvais vous voir, baigner de mes larmes votre visage amaigri, approcher de mes lèvres vos mains blanches et transparentes, eh bien ! j'aurais du courage, et mon désespoir s'affaiblirait peut-être. — Mais je suis condamné à vous savoir mourante, et à ne pas accourir près de vous afin de recueillir un regard, une parole, un adieu ! Ah! le monde est bien infâme; car si j'allais vous rejoindre, on attribuerait à un autre sentiment ce qui n'appartient qu'à l'amitié ; qui sait, si l'on ne vous accuserait pas vous-même!
Source : Gallica

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