Samuel-Henry Berthoud

Résumé

Samuel-Henry Berthoud La Bague antique... par S.-Henry Berthoud… (1842)

Le valet de chambre sortit et rentra quelques instans après. Déjà Maurice avait préparé le pansement de l'affreuse blessure, évident et fatal résultat d'une tentative de suicide.
— Je l'accusais tout-à-l'heure d'indifférence, pensait-il en donnant ses soins au mourant, et le voilà qui ne veut plus de cette vie dans laquelle je le croyais mollement blotti! Qui donc a pu le porter à une si funeste résolution? Faut-il s'en prendre au désespoir, ou bien à la satiété?
Est-ce la déception d'un désir effréné ou le dégoût qui lui fait vouloir la mort?
Source : Gallica

Samuel-Henry Berthoud La Bague antique... par S.-Henry Berthoud… (1842)

Néanmoins, la douleur que le jeune médecin emportait avec lui, était bien autrement cruelle encore! Il perdait également les habitudes et les. affections de sa vie, il se séparait d'une famille aimée, et il avait, de plus, brisé tout son courage dans une lutte terrible entre la passion et le devoir; lutte où l'homme le plus courageux n'a qu'un moyen de victoire : la fuite! Plutôt que de trahir sa conscience, il fuyait donc ; mais en pleurant ; mais en souffrant jusqu'au désespoir ; mais en se laissant aller à cet abattement complet qui brise la tête et le coeur !
Source : Gallica

Samuel-Henry Berthoud La Bague antique... par S.-Henry Berthoud… (1842)

Maurice, Maurice, pensait Zoé pourquoi le ciel ne m'a-t-il point fait votre soeur? je ne serais point une courtisane , je serais respectée de vous, je marcherais fière de votre affection , vous ne craindriez pas de me confier vos secrets !
Quels peuvent donc être ces secrets? Aveugle que je suis ! C'est l'amour ! Un amour contre lequel il se débat, parce que sa passion deviendrait une faute à ses yeux, et parce qu'il souillerait celle qu'il aime s'il en faisait confidence à une fille perdue.
Mon Dieu ! je paierais de mon sang je paierais de ma' vie un pareil amour !
Source : Gallica

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