Avant et après : avec les vingt-sept dessins du manuscrit original (1923)
“ Là, s'est dit Degas, tout est faux, la lumière, les décors, les chignons des danseuses, leur corset, leur sourire. Seuls vrais, les effets qui en découlent, la carcasse, l'ossature humaine, la mise en mouvement, arabesques de toutes sortes. Que de force, de souplesse et de grâce, à un certain moment le mâle intervient avec série d'entrechats, soutient la danseuse qui se pâme. Oui elle se pâme, ne se pâme qu'à ce moment-là. Vous tous qui cherchez à coucher avec une danseuse n'espérez pas un seul instant qu'elle se pâmera dans vos bras. C'est pas vrai : la danseuse ne se pâme que sur la scène. ”
