Gustave Coquiot, Des peintres maudits (1924)
“ Mais la vie palpite dans le plus petit coin de nature, dans l'arbre qui se nourrit à toute seconde de sa sève, dans la terre elle-même, qui vous semble inerte, et qui est sans trêve en enfantement. Et c'est cela, le battement de la vie, qui reste la forte découverte de Vincent Van Gogh. Il l'a perçu partout ; il l'a exprimé partout, rageusement, intensément, même dans le moindre de ses croquis. Pas une ligne, pas un point, qui, chez lui, ne soient vivants. Il n'est pas un peintre venu de chez les morts ; il a brûlé sa propre vie au soleil de Provence ”
