Émile Bergerat,
Souvenirs d’un enfant de Paris
“ Quand on raconte aujourd’hui aux « jeunesses » que L’Arlésienne, cette Arlésienne dont le titre seul sur l’affiche comble les salles, a été, au Vaudeville, en 1872, l’un des fours mémorables de notre histoire théâtrale, on passe à leurs yeux pour un ramoneur de paradoxes, vulgo : fumiste, en langue asphaltique. Et pourtant il n’en fut pas autrement, tous les survivants de cette première vous diront ce désastre. De L’Arlésienne, poème et musique, tout sombra, Alphonse Daudet ne s’en tira pas plus net que Georges Bizet, et pourtant, dites, ceux-là étaient des maîtres ! ”
