L'Arlésienne

Définition et enjeux

Portrait de Émile Bergerat Émile Bergerat Souvenirs d’un enfant de Paris

Quand on raconte aujourd’hui aux « jeunesses » que L’Arlésienne, cette Arlésienne dont le titre seul sur l’affiche comble les salles, a été, au Vaudeville, en 1872, l’un des fours mémorables de notre histoire théâtrale, on passe à leurs yeux pour un ramoneur de paradoxes, vulgo : fumiste, en langue asphaltique. Et pourtant il n’en fut pas autrement, tous les survivants de cette première vous diront ce désastre. De L’Arlésienne, poème et musique, tout sombra, Alphonse Daudet ne s’en tira pas plus net que Georges Bizet, et pourtant, dites, ceux-là étaient des maîtres !
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Les fêtes d'Arles : inauguration du monument Amédée Pichot… (1887)

Et, l'esprit préoccupé pour ta génération de marins, de gardians, de laboureurs, de pâtres, il ne te reste qu'un orgueil, celui de tes filles, ô Arles ! ces belles jeunes filles coiffées à l'Arlésienne, qui sont célèbres dans le monde entier! elles ont conservé la noblesse et la grâce de notre race provençale ; elles portent superbes, telles que des princesses, le ruban de Mireille ; elles savent parler, d'une bouche mielleuse, la douce langue des félibres
Source : Gallica

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