Résumé

Les fêtes d'Arles : inauguration du monument Amédée Pichot… (1887)

N'est-ce pas bien la Poésie qui devait frapper la première les yeux, l'esprit et le cœur de tout voyageur descendant en Arles? Nest-ce pas bien sous l'aile de la Poésie que nous devions abriter le souvenir d'Amédée Pichot, de la Poésie qui, de son vivant, l'avait effleuré de son aile et lui avait ouvert les rangs de votre félibrige? N'est-ce pas bien à la porte de la ville que nous devions dresser cet autel au concitoyen qui l'a tant aimée, afin que, dès ses premiers pas sur notre territoire, l'étranger apprenne comment nous entendons qu'on aime son pays et qu'on le serve ?
Source : Gallica

Les fêtes d'Arles : inauguration du monument Amédée Pichot… (1887)

Quiconque te voit, Arles, reçoit une impression de calme et de grandeur. Au milieu de ce vaste territoire : Où deux cent mille agneaux naissent en un seul jour, comme disait ton Amédée Pichot, au beau milieu de tes plaines immenses, où le soleil ardent, sur tes pacages et tes landes salines, fait en été danser la Vieille (le mirage) , ô Ville du Lion, tu es assise au bord du Rhône, comme une vénérée et majestueuse reine, à l'ombre de ta gloire et de tes monuments !
Source : Gallica

Les fêtes d'Arles : inauguration du monument Amédée Pichot… (1887)

Hélas ! que ne pouvons-nous vous remettre ce monument avec tous ceux qui nous ont aidés à le construire : avec Honoré Clair, qui désirait tant voir doter la ville d'Arles de cette page magistrale du peintre arlésien ; avec le docteur Duval, dont l'activité et l'amitié constante ont si bien préparé l'œuvre reprise avec non moins de dévouement par notre ami Pierre Beuf. Qu'ils reçoivent ici notre hommage ! Amis d'Amédée Pichot, Arlésiens de cœur comme lui, ils seront inséparables
de son souvenir, et nous ne séparerons point dans la mort ceux que la vie avait si intimement unis.
Source : Gallica

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