Résumé

A. de Closset Histoire de la langue et de la littérature provençales et de leur influence sur l'Espagne ainsi que… (1845)

Rambaud de Vaqueiras nous en a laissé un modèle : le poëte suppose que les dames les plus illustres de l'Italie, jalouses de la beauté de Béatrix, sœur du marquis de Montferrat, se sont réunies pour lui faire la guerre et la précipiter du trône conquis par ses charmes. Elles ont placé à la tête de leurs bataillons un char appelé carros. La ligue va soulever contre bel cavalier le feu, la fumée, la poussière et les moyens de destruction. Elle construit une forteresse; les dames y accourent de toutes parts. L'Italie entière est en émoi. Le poëte fait
d'abord le dénombrement des troupes.
Source : Gallica

A. de Closset Histoire de la langue et de la littérature provençales et de leur influence sur l'Espagne ainsi que… (1845)

Si la véritable poésie n'y paraît pas toujours, du moins on doit reconnaître que le marquis avait parfaitement saisi cette facilité de versifier, qui doit animer la tenson. Ne serait-ce pas peut-être à cette habitude que les troubadours transalpins empruntèrent aux Provençaux, qu'il faut rapporter l'existence durable des improvisateurs dans la péninsule italique?
On a encore de Malaspina une tenson avec sa maîtresse. Le poële a su y répandre une grâce, une élégance, une naïveté, que relève encore la légèreté du rhythme.
Source : Gallica

A. de Closset Histoire de la langue et de la littérature provençales et de leur influence sur l'Espagne ainsi que… (1845)

Le latin n'étant plus la langue commune des habitants de l'Italie, il s'ensuit qu'il avait perdu sa popularité , et qu'il n'était plus propre à exprimer les intérêts généraux, les besoins de l'époque. D'un autre côté, l'absence d'unité dans les dialectes italiens les rendait incapables de traduire ces intérêts, et laissait désirer un état de choses plus conforme aux nécessités nationales. Ici, comme en Espagne , la langue provençale sembla destinée à remplir cette lacune, à faire disparaître la confusion de langage qui obscurcissait la Péninsule ; elle devint la littérature de l'Italie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature