Sirvente

Définition et enjeux

Portrait de Henri Oddo Henri Oddo,  La Provence: Usages, coutumes, idiomes depuis les origines… (1902)

“ Le sirvente était une pièce satirique dans laquelle les Troubadours critiquaient les vices des hommes et des choses de leur temps. C’est en étudiant les sirventes des XIIe, XIIIe, XIVe siècles que l’on peut se faire l’idée la plus exacte de l’histoire de cette époque. Le plus célèbre parmi les Troubadours qui ont abordé ce genre est, sans contredit, Pierre Cardinal, surnommé le roi du Sirvente, le Juvénal du moyen âge français. Aucun ne mania le sarcasme, ne poursuivit le vice avec une verve plus implacable. Sa vie, qui fut très longue, ne fut qu’un combat sans trêve contre les méchants. ”
Source : Gutenberg

Collectif,  Biographie nationale de Belgique

“ Le sirvente, réservé d’abord à des sujets de guerre, dégénéra ensuite en une sorte d’élégie, consacrée à des plaintes amoureuses, à des professions de dévouement galant ou pieux. Voici la première strophe d’un sirvente amoureux de Jehan Baillehaus :
Plourez, amant ; car vraie amours est morte.
”
Source : Wikisource

Didier Delaunay,  Etude sur Alain Chartier (1876)

“ Tels sont, par exemple, le sirvente, la ballade et les genres mixtes de la poésie légère et de la chanson. C'est dans ces derniers genres qu'ont diversement brillé tous nos vieux poètes plus ou moins populaires, jongleurs, trouvères ou troubadours, tels que Thibaud, roi de Navarre, Collin Muset, Hélinand, Rutebeuf, Guillaume de Lorris, Jean de Meung, Froissard lui-même, plus célèbre comme chroniqueur que comme poète, et enfin, au commencement du XVe siècle, Eustache Deschamps, Christine de Pisan, Charles d'Orléans et Alain Chartier lui-même. ”
Source : Gallica

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