Louisa Siefert,
Les Saintes Colères
“ Ah ! parce qu’ils sont forts, et qu’ils sont en grand nombre, Qu’ils se sont préparés dans le silence et l’ombre Comme des renards ou des loups ; Parce qu’ils ont surpris notre France endormie, Qu’ils ont mis leur poing lourd sur sa bouche blémie, Et sur sa gorge leurs genoux, Ils ont crié victoire, et dit qu’elle était morte ! Mais le torrent de sang qu’ils font couler, emporte Son dernier rêve et son sommeil ; Et leur glaive, inhabile à bien servir leur haine, A tout d’abord frappé, tordu, brisé sa chaîne : Elle est libre pour le réveil ! ”
