Louisa Siefert

Louisa Siefert

Résumé

Portrait de Louisa Siefert Louisa Siefert Les Saintes Colères

Ah ! parce qu’ils sont forts, et qu’ils sont en grand nombre,
Qu’ils se sont préparés dans le silence et l’ombre
Comme des renards ou des loups ;
Parce qu’ils ont surpris notre France endormie,
Qu’ils ont mis leur poing lourd sur sa bouche blémie,
Et sur sa gorge leurs genoux,
Ils ont crié victoire, et dit qu’elle était morte !
Mais le torrent de sang qu’ils font couler, emporte
Son dernier rêve et son sommeil ;
Et leur glaive, inhabile à bien servir leur haine,
A tout d’abord frappé, tordu, brisé sa chaîne :
Elle est libre pour le réveil !
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Portrait de Louisa Siefert Louisa Siefert Les Saintes Colères

Plutôt que de céder, s’est fait tuer ici.
Celui-là fut broyé sous tant de projectiles,
Et tous ces dévouements étaient bien inutiles !
Et je pensais : jamais dévouement n’est perdu ;
Ce germe est immortel, et le sang répandu
Consacre le principe au nom duquel il coule.
Ces braves ne sont pas grains de sable à la houle :
Ils sont grains de froment au sillon large et droit ;
Où sema le devoir, moissonnera le droit.
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Portrait de Louisa Siefert Louisa Siefert Les Saintes Colères

Ô jours de l’an passé ! c’est bien la même chose.
— Non, non, dans tous les cœurs l’hymne se change en cri,
La terre sous nos pieds brûle, gronde, tressaille,
Car de coups de canon l’horizon est meurtri :
La France est le champ de bataille !
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