Bonaventure Creutzer

Résumé

Bonaventure Creutzer L'ange de la France : poésie (1874)

Autrefois se montrait ton altière grandeur Que protégeait alors l'aile de la Victoire, Qui vers les cieux s'envole aux jours de ton malheur.
Tu dominais toujours dans ta beauté superbe, Tu courbais tous les rois devant ta majesté ; Ainsi que le faucheur à ses pieds couche l'herbe, Ainsi partout régnait ton glaive redouté.
Source : Gallica

Bonaventure Creutzer L'ange de la France : poésie (1874)

« J'ai vécu ! » Et, s'arrêtant soudain, elle écouta, plaintive; L'Aquilon apportait de lointaines clameurs ; Son front portait encor la trace fugitive De la beauté qui passe aux longs jours des malheurs !
Et j'entendis alors le canon des alarmes Et la terrible voix du canon des combats, Les clameurs des guerriers, le cliquetis des armes Et les sinistres chants de féroces soldats.
Et puis le son plaintif d'une cloche lointaine Chantait par intervalle un long hymne à la mort, Apporté par le vent
Source : Gallica

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