Amélia de Bompar, Étoile dans l'immortalité, élégie dédiée à Victor Hugo… (1870)
“ Voyageur fatigué qu'au grand repos tout mène, Pensant à l'avenir, il vit que tout s'enchaîne. De la vie au chemin, il n'était qu'un passant ; Il regardait le ciel et marchait languissant, Tout lassé d'ici-bas, il souffrait en son âme ; Il murmurait : Là haut, c'est l'éternelle flamme. En lui, la foi doutait ; pauvre libre-penseur Dont le coeur fut touché, se rappelant sa soeur, Sa soeur qu'il aimait tant, petite enfant si belle Fleur morte avant l'aurore est l'ange qui l'appelle ; Et pour la retrouver dans toute sa beauté, En vrai chrétien il crut à l'immortalité ! ”
