Voltaire,
Lettres chinoises, indiennes et tartares à Monsieur Paw
“ Sa mère & sa sœur vont le visiter dans le camp : mais sa femme, retenue par une pudeur qui nous paroîtra étrange, n’ose pas y aller aussi pour voir son mari. Asan prend cette délicatesse pour un défaut de sentiment de la part de sa femme, s’en fâche, & dans le premier mouvement de sa colère, il lui envoie une lettre de répudiation. On arrache cette tendre épouse & mère à cinq créatures touchantes, à ses enfans, dont le dernier est encore au berceau, & elle les quitte avec la douleur la plus amere. ”
