Ernest d' Hervilly

Résumé

Ernest d' Hervilly Aux femmes

AU POÈTE.
Maître que l’univers à notre France envie,
Créateur à qui l’Art expirant dut la vie,
Poète qui franchis, vivant, l’auguste seuil
De l’Immortalité, — je viens, — ô notre orgueil,
Ô notre gloire pure, — agenouiller l’hommage
D’un peuple filial devant ta noble image.
AU PUBLIC.
Il est — dans ce vainqueur qu’on acclame aujourd’hui,
Un poète entre tous vénéré, c’est celui
Qui, si haut que planait le vol de sa grande âme,
Toujours, pensif et doux, se pencha vers la femme,
Fleur fragile toujours en proie aux vents altiers.
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Ernest d' Hervilly Aux femmes

Des yeux qui de la honte ont ignoré les larmes !
Comme il fait saluer à ses vers triomphants
La mère au front serein que suivent ses enfants ;
Va ! tu n’auras jamais de plus grand peintre au monde,
Gardienne du foyer, ô vestale féconde !
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