Émile Corne, Bouquet à l'Impératrice (1865)
“ Au plus haut rang que puisse envier une femme, Elle a su conserver son égalité d'âme. Vainement la louange accompagne ses pas; Entre toutes, en vain, elle est noble, elle est belle ; En vain le diadème à son front étincelle. Le dédain ne s'y montre pas. Qui plus qu'elle pourtant pourrait se trouver fière ? Elle est impératrice, elle est épouse et mère : C'est avoir à la fois trois sceptres dans sa main ; Et toujours, sans fléchir sous sa triple couronne, Elle que tant d'éclat, de puissance environne, On la voit suivre son chemin. De la terre et du ciel, c'est le plus doux mélange. ”
