Ernest Clerc de Landresse

Résumé

Ernest Clerc de Landresse Journal asiatique

L’administration du royaume est confiée à lui seul ; il est comme le lien qui nous rattache aux autres peuples. Il pourrait en cette qualité, aider l’empereur ; il pourrait prévenir les troubles qui nous désolent. Il ne le fait pas, parce qu’il n’est pas chéri du ciel ; faut-il donc pour cela que nous périssions tous ?
Il ne sait rien voir par lui-même, ni par les siens ; aussi le peuple n’a aucune confiance en eux, parce qu’ils sont incapables de rien examiner ni de rien faire. Qu’ils cessent de tromper l’empereur ; qu’ils règlent enfin leurs passions
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Pareil à la montagne escarpée du Midi, qui frappe tous les regards par ses formes agrestes et effrayantes ; tel tu parais, ô Chi-in, homme redoutable et sévère. Tous les yeux sont fixés sur toi ; le cœur du peuple est comme brûlé par la tristesse ; il n’ose plus se livrer à une joyeuse familiarité ; le royaume est prêt de périr, comment ne t’en aperçois-tu pas ?
La montagne escarpée du Midi est couverte de broussailles ; ô Chi-in, homme redoutable et sévère, pourquoi ton cœur est-il sauvage comme elle ? le ciel nous envoie des calamités ; nos troubles augmentent à chaque instant
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Mais si le ciel ne compatit pas à nos maux, ils ne sauraient avoir de terme. Chaque mois voit renaître de nouvelles calamités ; déjà le peuple est incapable de goûter le repos ; déjà son cœur est comme enivré par la tristesse. Qui pourra pacifier ce royaume ? si l’empereur ne gouverne pas lui-même, la perte du peuple est assurée.
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