Alphonse de Lamartine,
Harmonies poétiques et religieuses
(1882)
“ Encore un hymne, ô ma lyre! Un hymne pour le Seigneur, Un hymne dans mou délire, Un hymne dans mon bonheur ! Oh ! qui me prêtera le regard de l'aurore, Les ailes de l'oiseau, le vol de l'aquilon ? Pourquoi?—Pour te trouver, toi que mon âme adore. Toi qui n'as ni séjour, ni symbole, ni nom ! Qu'ils sont heureux les sons qui partent de ma lyre : D'un vol mélodieux ils s'élèvent vers toi ; Ils remontent d'eux-même au Dieu qui les inspire : Et moi, Seigneur, et moi. Je reste où je languis, je reste où je soupire ! ”
