Résumé

Salvador Daniel Cours de plain-chant : dédié aux élèves maîtres des écoles normales primaires (1845)

La musique profane ou mondaine exprime aussi, fait sentir et comprendre tous ces sentiments; mais d'une façon absolue, et qui embrasse tout ce qui est chant, musique, son; mais d'une manière variée à l'infini, et d'une allure plus vive, plus individuelle, plus morcelée et plus compliquée, et partant beaucoup plus difficile, moins grandiose que le plain-chant, et avec des résultats aussi minimes, en proportion, et qui sont bornés et sans vie. Il en est ainsi de toutes les œuvres qui sortent des mains de l'homme dans le seul but de plaire à son semblable.
Source : Gallica

Salvador Daniel Cours de plain-chant : dédié aux élèves maîtres des écoles normales primaires (1864)

Mais cette tonique des tons de l'orgue n'est pas, dans tous les tons, la tonique des tons du plain-chant; car, dans les troisième, quatrième et huitième tons du plain-chant, leur tonique est la dominante des tons de l'orgue, ou de la musique.
Cette contradiction, pourtant, n'est qu'apparente.
L'orgue est un instrument harmonique. On ne peut le jouer sans faire entendre des combinaisons d'harmonie. Et puisqu'on le joue alternativement avec le chœur, que celui-ci chante les psaumes à l'unisson ou à plusieurs parties, il en résultera toujours un chant harmonique qui sera plus ou moins répété.
Source : Gallica

Salvador Daniel Cours de plain-chant : dédié aux élèves maîtres des écoles normales primaires (1864)

Et pourtant il faut qu'il ait ce caractère sacré et divin que peut et doit inspirer le sentiment des paroles, les accents qu'il doit faire entendre et comprendre à la foule; car autant qu'il sera possible à l'homme, le plain-chant, par ses combinaisons mélodiques et harmoniques, par ses pauses, par ses rimes et ses cadences, doit donner à l'homme l'idée de la divinité, de l'infinie perfection, à qui, dans ce cas, il s'adresse.
Source : Gallica

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