André Bellessort,
Revue des Deux Mondes
“ On travaille aux Universités étrangères, mais pas comme à Upsal, où l’on ne reproche aux étudians que de travailler trop. Leur moralité est irréprochable. Il faut qu’elle le soit. Donc, elle l’est. Une jeune Suédoise m’avait dit à Paris avec un orgueil où je n’avais vu qu’un excès d’ingénuité : « Il n’y a pas de voleurs en Suède. » Mais, à l’une de mes premières visites, une vieille dame d’Upsal, Mme Z..., m’assura du même ton et avec le même orgueil que, de temps immémorial, jamais pardessus, foulard, canne ou parapluie, n’avait disparu des vestiaires de l’Université. ”
