Résumé

Portrait de Camille Ferri-Pisani Camille Ferri-Pisani Voyage dans les mers du Nord à bord de la corvette la Reine Hortense (1857)

Vivre sur les plages arides du Groënland, se nourrir, s'abreuver, se chauffer avec de l'huile de phoque, combattre tous les jours, au péril de la vie, pour leur arracher sa maigre pitance, et n'avoir pas un rayon de soleil, pas une fleur, pas un brin de végétation pour reposer ses regards, grelotter ainsi depuis le berceau jusqu'à la tombe, ce n'est pas vivre, c'est subir une injuste et éternelle condamnation.
Source : Gallica

Portrait de Camille Ferri-Pisani Camille Ferri-Pisani Voyage dans les mers du Nord à bord de la corvette la Reine Hortense (1857)

Nous grimpons surieur dos et nous courons jeter un coup d'œil sur l'intérieur du Mainland, cette île-reine de l'archipel.
Le regard ne suit, à peu de chose près, que des lignes horizontales. Pas de montagnes, pas de précipices. Ce n'est qu'une vaste plaine légèrement ondulée, crevassée à fleur de terre par des lignes symétriques de tourbières. Tout en refusant aux îles la robuste végétation des pays
septentrionaux, la nature n'a pas voulu laisser les habitants de Mainland désarmés en face des rigueurs de la saison.
Source : Gallica

Portrait de Camille Ferri-Pisani Camille Ferri-Pisani Voyage dans les mers du Nord à bord de la corvette la Reine Hortense (1857)

La vue monotone de Christiansand et de ses environs sert de repoussoir à la petite ville d'Arendal, située à quinze lieues de là. A peine la corvette a-t-elle quitté le large pour pénétrer entre les deux rives montagneuses que, par une illusion d'optique, le fiord se referme sur le sillage du navire, et qu'on se trouve dans un lac coquet, calme, profond, reproduisant sur des dimensions immenses les capricieux contours d'une goutte d'huile tombée de très-haut et s'étoilant sur une table de marbre poli. Le pays ressemble à un parc anglais d'une très-grande
étendue.
Source : Gallica

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