Résumé

Jules Gourdault,  Voyage au pôle Nord des navires "La Hansa" et la "Germania" rédigé d'après les relations… (1875)

“ A midi, l'on n'était plus qu'à quatre milles de la côte ; mais la route s'encombrait tellement, qu'il fallut de nouveau hisser sur un morceau, de glace qui dérivait vers le sud. L'équipage y resta, réfugié dans, les embarcations, jusqu'à cinq heures de l'après-midi. Le soleil réchauffait les hommes de ses rayons bienfaisants, mais en produisant de fâcheux effets sur la vue. Les yeux des vigies, sans cesse fixés à contre-vent pour essayer de découvrir quelque chenal à l'horizon, ne peuvent supporter indéfiniment la blancheur éblouissante des plaines de glace resplendissantes de lumière. ”
Source : Gallica

Jules Gourdault,  Voyage au pôle Nord des navires "La Hansa" et la "Germania" rédigé d'après les relations… (1875)

“ Ce qui s'épuise, en effet, le plus vite, au cours d'un long voyage à l'intérieur de ce pays, ce ne sont pas les vivres, qu'on peut aisément renouveler, pour peu qu'on ait un nombre suffisant de cartouches; ce n'est pas non plus l'habillement, dont l'usure est inappréciable : c'est le combustible. Dès qu'on a sous la main une provision inépuisable de charbon, on peut prolonger indéfiniment son séjour au coeur de cette région, y bâtir une cabane de pierre pour s'y protéger contre la tempête et le froid, et le cercle d'exploration s'élargit à volonté. ”
Source : Gallica

Jules Gourdault,  Voyage au pôle Nord des navires "La Hansa" et la "Germania" rédigé d'après les relations… (1875)

“ Il y avait dix heures que nous marchions ; nous étions à deux lieues ouest de la Germania, et, d'après les mesures de Copeland, à environ deux mille cent mètres au-dessus du niveau de la mer. Tout autour de nous offrait la rigidité de la mort. A nos pieds s'étendaient les flots sombres du fiord, où voguaient d'innombrables icebergs, pareils à des perles étincelantes. A l'extrémité de ce bras de mer fantastique qui s'enfonçait à plus de dix lieues encore dans l'ouest-sud-ouest, nous aperçûmes une cime magnifique qui avait bien trois mille trois cents mètres d'élévation ”
Source : Gallica

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