Résumé

Au pôle nord : nouveaux voyages au pays des glaces (1890)

Le 21 juillet enfin, Franklin put commencer, en canot, cette exploration des côtes de la Mer polaire, depuis l'embouchure de la Mine-de-cuivre jusqu'au Cap Turn-again (92° de longitude occidentale) , qu'il avait entreprise dans l'espoir de trouver une route conduisant au Golfe d'Hudson par la Repuise Bai. Dans ces mêmes et frêles esquifs de bouleau, avec lesquels on avait descendu la Mine-de-Cuivre, les voyageurs s'aventurèrent sur la vague houleuse de l'océan. Que de fois, au milieu de glaçons à la dérive, la légère embarcation risqua de se briser à leurs bords anguleux!
Source : Gallica

Au pôle nord : nouveaux voyages au pays des glaces (1890)

Rien de vivant sur la terre qui s'étendait devant nous; d'énormes glaciers revêtaient les cônes et les plateaux. A tous les étages de ces montagnes, on apercevait comme des colonnades de glace. Au Groenland, au Spitzberg ou à la Nouvelle-Zemble, la roche apparaît quelquefois avec son coloris naturel; ici, nulle part; l'humidité atmosphérique se condensant sur les parois froides de la dolérité, le paysage tout entier était d'un blanc éblouissant.
Source : Gallica

Au pôle nord : nouveaux voyages au pays des glaces (1890)

L'hiver des parages de la Baie d'Hudson explique parfaitement pourquoi la nature a vêtu d'un chaud manteau de fourrure les quadrupèdes indigènes.
Le froid est tellement intense dans cette région que le contact de la poignée d'un fouet cause une sensation de brûlure, et que le thé gèle dans la tasse où on veut le boire. Grâce au mouvement et à des habits extraordinairement chauds, ce froid excessif est encore supportable, mais que la tempête vienne à s'abattre sur la plaine avec des mugissements de bête sauvage en furie, le sang semble se figer dans les veines.
Source : Gallica

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