Wilfrid de Fonvielle,
La conquête du pôle Nord
(1877)
“ L'équipage n'avait pas et ne pouvait conserver cette homogénéité indispensable pour supporter des épreuves toujours terribles, et surtout pour résister à l'ennui des longs hivernages, cette terrible difficulté des voyageurs du pôle. Alors que le soleil a disparu pour de longs mois et que la nature est en deuil, l'âme de l'être humain emprisonné dans un étroit réduit est en proie à une multitude d'influences pernicieuses ; même les plus vaillants se sentent ébranler, les plus enthousiastes sont pris de découragement, les petites passions se déchaînent et produisent de grands orages. ”
