Résumé

Charles Hertz La conquête du globe : géographie contemporaine… (1879)

Il appartenait donc aux seuls Anglais de tracer les contours septentrionaux du Nouveau-Continent.
Il leur appartenait aussi de déterminer les premiers la position du pôle magnétique de la Terre. L'honneur personnel de cette découverte devait revenir à ce vaillant capitaine dont la première grande campagne arctique avait été si infructueuse : John Ross.
Notre globe est un grand aimant dont on disait jadis que la barre enveloppe l'axe qui va d'une zone polaire à l'autre. Mais cette barre n'existe pas plus que ces fameuses montagnes d'aimant dont on a si vainement
cherché les traces.
Source : Gallica

Charles Hertz La conquête du globe : géographie contemporaine… (1879)

Existe-t-il une mer libre au pôle nord? ou bien la calotte boréale est-elle un continent nouveau dont il suffirait d'atteindre les côtes? ou bien, ce qui reviendrait au même, la glace éternelle fixée au sol recouvre-t-elle ces parages encore muets? — Si ta mer libre existe, est-elle cernée entièrement par une ceinture infranchissable de côtes, de bas-fonds, de glaces fixes? Est-elle fermée comme une mer Caspienne, par exemple? — Ou bien existe-t-il des passes pour pénétrer des mers arctiques dans cette mer libre polaire?
Source : Gallica

Charles Hertz La conquête du globe : géographie contemporaine… (1879)

Jeune, intrépide, instruit, éloquent, Gustave Lambert rêvait pour sa patrie et pour lui la gloire impérissable de la conquête du pôle nord. Il trouva dans la Société de géographie de France un puissant concours, dont il ne sut peut-être pas se servir avec assez de mesure ; mais sa foi dans le succès, une confiance inébranlable dans l'existence de la mer libre, l'enthousiasme qui le possédait tout entier, le poussaient souvent à confondre ses aspirations avec les données acquises, l'idéal avec le réel. C'est parfois à ces esprits aventureux que la science doit ses conquêtes
Source : Gallica

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