Céline Fallet

Résumé

Céline Fallet Les mers polaires (1883)

L'Erèbe et la Terreur, de leurs fortes machines, de leur scie, de leur proue, de leur poitrail de fer, ouvrirent la ceinture de glaces, naviguèrent à travers la croûte grinçante, et au delà trouvèrent une mer libre, avec des phoques, des oiseaux, des baleines.
Un volcan de 12,000 pieds, aussi haut que l'Etna, jetait des flammes. Nulle végétation, nul abord; un granit escarpé où la neige ne tient même pas. C'est la terre, point de doute. L'Etna du pôle, qu'on a nommé l'Erèbe, reste là pour le témoigner.
Source : Gallica

Céline Fallet Les mers polaires (1883)

Nous avons bien tous appris dans notre enfance, dit un navigateur américain, le docteur Hayes, qu'aux pôles de la terre le jour et la nuit durent six mois; mais autre chose est de se trouver face à face avec la réalité et d'être contraint de s'y soumettre. L'éternel soleil de l'été avait dérangé les habitudes de toute notre vie; mais l'obscurité de l'hiver les troublait plus encore. L'imagination, naguère trop excitée par cette lumière qui inspire l'action, s'engourdit peu à peu ; cette nuit de plusieurs mois jette son ombre sur l'intelligence et paralyse toute énergie.
Source : Gallica

Céline Fallet Les mers polaires (1883)

Celui qui n'a pas été témoin de ce phénomène dans la zone torride et surtout sur le Grand-Océan, dit Humboidt, ne peut se faire qu'une idée imparfaite de la majesté d'un si grand spectacle. Quand un vaisseau de guerre, poussé par un vent frais, fend les flots écumeux, et qu'on se tient sur les haubans, on ne peut se rassasier du spectacle que présente le choc des vagues. Chaque fois que, dans le mouvement du roulis, te flanc du vaisseau sort de l'eau, des flammes rougeâtres, semblables à des éclairs, semblent partir de la quille et s'élancer vers la surface de la mer.
Source : Gallica

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