Résumé

Henri Lebrun Abrégé de tous les voyages au pôle nord… (1843)

Il faut être marin pour sentir que ce vaisseau qui bondit sous vos pieds , qui écoute vos ordres, qui obéit au moindre geste de votre main , qui semble ne se mouvoir que d'après votre volonté, est un être doué de vie, qui se conforme aux désirs de son maître, et non un corps inerte. Mais quel marin pouvait le sentir aussi bien que nous, quand cette machine intelligente, qui avait coutume de nous porter si légèrement sur l'Océan , avait été , pendant toute une année, immobile comme la glace et les rochers qui l'entouraient, paralysée, désobéissante, morte !
Source : Gallica

Henri Lebrun Abrégé de tous les voyages au pôle nord… (1843)

On doit bien croire que les promenades ne procuraient pas d'autres distractions que l'exercice ; la nécessité de ne pas aller à plus d'une demilieue ajoutait beaucoup à la monotonie. Au sud c'était la mer couverte d'une surface de glace non interrompue, uniforme dans sa blancheur éblouissante et variée seulement par quelques amas de glaçons qui s'élevaient çà et là. La terre, entièrement couverte de neige, ne présentait pas plus de variété. Quand on contemplait cette scène du haut d'une montagne, on était saisi de mélancolie, et l'œil se tournait avec plaisir vers les vaisseaux.
Source : Gallica

Henri Lebrun Abrégé de tous les voyages au pôle nord… (1843)

Que lui importe de ne jamais voir cette chose inconcevable pour lui qu'on appelle un arbre, puisqu'il peut se construire des équipages avec des poissons gelés et des os ? Et lorsqu'il peut se coucher sur la neige, pourquoi ne se trouverait-il pas aussi bien logé que les princes de la terre qui habitent des palais dont le marbre n'approche pas de la pureté de la glace dont sont construits les murs de son habitation, habitation qu'il peut construire en moins d'une heure, et qui, comme celle d'Aladin, peut s'élever à tout instant du jour en tel endroit qu'il lui plaît ?
Source : Gallica

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