Baie d'Hudson

Définition et enjeux

Portrait de Jean le Rond d’Alembert Jean le Rond d’Alembert L’Encyclopédie, 1re éd.

Rien n’est plus affreux que les environs de la baie d’Hudson ; de quelque côté qu’on jette les yeux, on n’apperçoit que des terres incultes & incapables de culture ; que des rocs escarpés qui s’élevent jusqu’aux nues, entrecoupés de ravines profondes, & de vallées stériles, où le soleil ne pénétra jamais, & que les neiges & les glaçons éternels rendent inabordables.
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R. P. Duchaussois Aux glaces polaires: Indiens et esquimaux

La Compagnie de la Baie d’Hudson a-t-elle mérité le titre de mère unique de tout progrès et de toute civilisation, que lui ont décerné quelques touristes d’un rapide été, dans les régions arctiques? D’autres écrivains l’avaient gratifiée du même honneur, en parcourant les plaines et les montagnes du Nord-Ouest proprement dit.
La vérité est que, tout en s’avançant, à la faveur des coureurs-des-bois, dans les solitudes sauvages des Pays d’en Haut, elle ferma toujours ses chemins, autant qu’elle le put, au reste du monde.
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Portrait de Damase Potvin Damase Potvin Sous le signe du quartz

En vertu de la priorité de sa découverte, l’Angleterre revendiquait la Baie d’Hudson, point extrême, du côté nord, de l’immense champ d’action où, en Amérique, vers le milieu du XVIIe siècle commençaient à s’affronter les plus grands peuples de l’Europe ; un territoire qui s’étendait des rives brûlantes du golfe du Mexique aux plaines glacées de la Mer Arctique.
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