“ Hélas ! un jour l’étranger envahisseur avait mis sa main avide sur un des plus beaux morceaux de ces terres, il avait dressé dessus son château-fort. Et la Nouvelle-France s’était vue rétrécie, plus petite, plus accessible, mais encore très grande par l’étendue de son territoire ! Ah ! oui, comme Hindelang se rappelait merveilleusement bien la leçon d’histoire de M. Duvernay et de M. Rochon ! Ah ! oui, ce Canada qui, de loin, lui semblait si mystérieux, c’était cette Nouvelle-France dont l’épopée sanglante, douloureuse, sublime, l’avait tant ému ! ”
Nouvelle-France
Définition et enjeux
La Nouvelle-France désigne la colonie française d'Amérique du nord, étendue de 1534 à 1763, dont le cœur était le Saint-Laurent et les Grands Lacs. Son histoire, marquée par l'exploration, la colonisation et les tensions avec les puissances britanniques, a inspiré de nombreux auteurs.
Thomas Chapais souligne son influence géographique et culturelle, tandis que Benjamin Sulte évoque ses difficultés et son héritage colonial. La cession de cette vaste région à la Grande-Bretagne en 1763 a façonné l'identité des Canadiens français, des Acadiens et des Louisianais, dont les racines persistent aujourd'hui dans le Québec, la Louisiane et l'Acadie.
Citations sur “Nouvelle-France”
Ève Circé-Côté, Papineau, son influence sur la pensée canadienne
“ La Nouvelle-France est notre patrie, c’est la réalité, l’autre est le souvenir, le rêve, l’une est le passé, l’autre l’avenir. La rivière ne remonte pas à son lit et le nuage qui passe ne revient plus. ”
Thomas Chapais,
Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France
“ La Nouvelle-France, par ses explorateurs, ses missionnaires et ses traiteurs, avait achevé de marquer à son empreinte les trois quarts du territoire alors connu de l’Amérique septentrionale. Son influence morale, politique et commerciale, franchissant ses frontières, rayonnait à l’ouest, au nord et au sud. La croix et les lis étaient arborés par elle, des rives brûlantes de l’Arkansas aux plages glacées de la Baie d’Hudson, et des flots de l’Atlantique jusqu’aux derniers confins des grands lacs. Son prestige imposait le respect à cent peuples sauvages. ”
Laure Conan,
Louis Hébert, premier colon du Canada
“ Et de la terre riche de l’humus des siècles, de la fumée des foyers, de l’horizon grandiose, du fleuve resplendissant, de la forêt ombreuse, des solitudes inconnues, une fraîche figure s’ébauchait, prenait corps : c’était la Nouvelle-France, la jeune patrie aux clartés d’aurore, aux mystérieuses destinées, à qui il avait tout sacrifié. ”
Benjamin Sulte,
Histoire des Canadiens-français…
“ Comme on se sentait vivre et comme il était bon à respirer, l’air vivifiant de la Nouvelle-France ! Les hirondelles une fois parties, la neige tombait à gros flocons, le vent sifflait dans les grands arbres, le feu tenait compagnie au laboureur désœuvré — mais on n’est jamais désœuvré lorsqu’on est Français et que les voisins n’ont rien à faire. Comme les oiseaux blancs qui peuplent nos hivers, nous savons tirer parti de tout. Le plaisir change de forme suivant les pays. ”
Sylva Clapin, Sensations de Nouvelle-France
“ Et ces choses n’existent pas seulement de surface : on sent que l’antique Nouvelle-France est profondément atteinte dans tout son être national, c’est-à-dire dans tout ce qui pouvait constituer son tempérament, son caractère, et son individualité. ”
Marie-Claire Daveluy,
Les aventures de Perrine et de Charlot
“ Une émotion intense fait battre le cœur de tous. C’est la patrie nouvelle que l’on salue, dont on s’emplit les yeux pour la première fois. C’est la Nouvelle-France avec sa rusticité émouvante, ses solitudes grandioses ; avec surtout, se disent les âmes vaillantes, ses labeurs, ses sacrifices, ses joies, sa jeune gloire dont l’ont nimbée, découvreurs, missionnaires et pionniers du sol. Soudain, l’un des voyageurs pousse une exclamation : « Voyez donc un navire en rade. » ”
Paul Gaffarel,
Les Colonies françaises , par Paul Gaffarel…
(1888)
“ Nous n'avons pas à faire ici l'histoire de la colonie qui porta le nom glorieux de Nouvelle-France, non pas que le sujet manque d'intérêt, bien au contraire ; mais cet admirable pays ne nous appartient plus, et nous nous sommes imposé la règle de ne nous occuper que des colonies actuelles. Qu'il nous suffise de rappeler que nous avons possédé en Amérique toute la région qui s'étend de la frontière actuelle des États-Unis jusqu'au pôle, et de l'Atlantique au Pacifique. L'Angleterre a été notre héritière. En 1713, au traité d'Utrecht, elle nous arracha l'Acadie et Terre-Neuve. ”
Benjamin Sulte,
Histoire des Canadiens-français…
“ Le désir de bien établir la colonie en la Nouvelle-France nous faisant rechercher ceux qui y peuvent contribuer de leur part, et bien mémoratifs de l’assistance que nous avons reçue en cette louable entreprise des révérends pères de la compagnie de Jésus, lesquels exposent encore tous les jours leurs personnes aux périls pour attirer les peuples de la dite Nouvelle-France à la connaissance du vrai Dieu et à l’usage d’une vie plus civile ”
Azarie Couillard Després, Louis Hébert
“ Si chacune d’elles avait pu cultiver, la Nouvelle-France n’aurait pas subi de pareilles épreuves. Mais les grandes œuvres voulues de Dieu doivent, avant de prospérer, passer par le creuset des tribulations : la colonie fut fortement marquée du sceau divin. ”
Azarie Couillard Després, Louis Hébert
“ Ils ne pouvaient se résoudre à abandonner un pays qui les avait captivés par ses richesses et ses beautés. Les collines garnies de leurs forêts séculaires, les rivières aux eaux limpides, les ruisseaux qui coulaient au milieu des terres, tout se réunissait pour leur faire aimer la Nouvelle-France. En présence de la grande et belle nature, leur âme se sentait plus libre qu’au sein du bruit confus des villes. ”
Laure Conan,
À l’œuvre et à l’épreuve
“ Il ne parut pas le remarquer ; mais, tout entier au dernier mot : — La Nouvelle-France ! la Nouvelle-France ? cela semble un rêve — un rêve poétique — comme on me l’a dit parfois avec dédain. Mais l’avenir fera de ce rêve une magnifique réalité... Dieu le veut ; et, comme vous disiez tantôt, malgré les uns et malgré les autres, il y aura une Nouvelle-France... Oui, j’implanterai dans le sol canadien le vieil honneur et la vieille foi... et si profondément... que, pour en arracher jamais ces germes d’héroïsme, il faudra tout bouleverser, tout détruire. ”
Jean Féron,
Le Capitaine Aramèle
“ Il se sentit descendre comme en une profonde détresse : l’image de la France qu’il n’avait cessé d’avoir sous les yeux pendant trois mois s’était brusquement éclipsée pour faire place à l’image de l’Angleterre. L’ancienne capitale de la Nouvelle-France demeurait toujours la ville conquise ! ”
Joseph Marmette,
Le chevalier de Mornac
“ PAR JOSEPH MARMETTE INTRODUCTION Vers l’année 1664, la Nouvelle-France venait de traverser et subissait encore une des phases les plus douloureusement critiques de son histoire. Rendus fiers et tout-puissants par le succès de leurs armes, qui, douze ans auparavant, avaient anéanti la grande nation huronne, les Iroquois régnaient en maîtres sur le territoire du Canada. ”
Édouard Lecompte, Catherine Tekakwitha
“ C’est ainsi que la Nouvelle-France comme la capitale de l’Ancienne, voient éclater la gloire, l’une d’une pauvre Fille sauvage, et l’autre d’une Bergère, au-dessus de celle de tant d’hommes Apostoliques, de Martyrs et d’autres Saints de toutes les conditions ; Dieu voulant sans doute, pour notre instruction et pour la consolation des humbles, glorifier ses Saints à proportion de ce qu’ils ont été petits et obscurs sur la terre. ”
Benjamin Sulte,
Histoire des Canadiens-français…
“ En effet, dans les circonstances où la colonie de la Nouvelle-France a été fondée, on ne pouvait s’attendre que la masse des premiers colons qui, tôt ou tard, devaient devenir propriétaires du sol, pût apporter avec elle d’autres moyens que son énergie et son amour du travail, pour concourir à jeter les fondements d’une nouvelle patrie dans le Nouveau-Monde. ”
Sylva Clapin, Sensations de Nouvelle-France
“ Oh ! l’homme, enfin — de préférence l’homme d’épée — qui, cessant de se complaire dans un vain rêve utopique de fusionnement de races, fera des Canadiens-Français un peuple prêt et disposé, le cas échéant, à payer de sa chair et de son sang la rançon de sa liberté ! Où le Bernadotte ? où le Bolivar ! où le Charette ? où le Mello ? qui, ébranlant toutes ces forces dormantes, décrochera de la citadelle de Québec le drapeau britannique, monté là-haut par ruse, par trahison, pour déployer aux brises du St Laurent l’étendard flambant neuf de la véritable Nouvelle-France ! ”
François-René de Chateaubriand,
Mémoires d’outre-tombe
(1850)
“ De l’Acadie et du Canada à la Louisiane, de l’embouchure du Saint-Laurent à celle du Mississipi, le territoire de la Nouvelle-France entoura ce qui formait la confédération des treize premiers États unis : les onze autres, avec le district de la Colombie, le territoire de Michigan, du Nord-Ouest, du Missouri, de l’Orégon et d’Arkansas, nous appartenaient, ou nous appartiendraient, comme ils appartiennent aux États-Unis par la cession des Anglais et des Espagnols, nos successeurs dans le Canada et dans la Louisiane. ”
Laure Conan,
Louis Hébert, premier colon du Canada
“ L’œuvre du défricheur est vraiment l’œuvre de vie, et le premier colon de la Nouvelle-France eut tant d’obstacles à vaincre, il personnifie si noblement l’héroïsme obscur, l’humble et pur patriotisme ! ”
Jean Féron,
L’étrange musicien
“ Vous pouvez, dans ce royaume de la Nouvelle-France, dompter d’une main ferme et douce à la fois ce qui cherche à se dresser contre les pouvoirs que je vous ai donnés. Je vous appuierai toujours en autant que vous saurez mettre de la patience, du discernement, de la modération et de la souplesse dans la charge de vos hautes fonctions... ”
Ève Circé-Côté, Papineau, son influence sur la pensée canadienne
“ En plusieurs circonstances remarquables, vous avez pu faire connaître que vous formiez un corps solidement constitué qui, dans la Nouvelle-France, s’associant aux nobles idées conciliatrices que la grande et noble France fait rayonner et prévaloir sur une large portion du monde civilisé. ”
Lionel Groulx,
Notre maître, le passé
“ Mal fondée, mal soutenue par les compagnies égoïstes, la Nouvelle-France hésite, depuis cinquante ans, entre la mort et la vie. L’arbrisseau a été jeté sur la rive nouvelle, sans même être planté, et a moins l’air d’un rejeton de France que d’un débris de marée. Quand l’illustre immigrant remonte le fleuve, on se figure aisément, sous quelle image lui apparaît le pays. ”
Thomas Chapais,
Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France
“ Ce qui précède peut donner à nos lecteurs une idée assez juste de Québec en 1665. N’oublions pas que, dans les derniers mois de cette année, l’arrivée de nombreux navires et d’un petit corps d’armée communiquait à la capitale de la Nouvelle-France un surcroît d’activité et de vie. Mais cela ne devait être que transitoire. Dans son état normal, nous le répétons, rien de plus humble, de moins imposant que ce pauvre chef-lieu de la colonie française. Et cependant ne nous y trompons pas ; il y avait là les germes féconds d’une société, d’un peuple destinés à vivre. ”
Marc Lescarbot,
Histoire de la Nouvelle-France
“ Continue ton dessein, Ayant ce bel avantage, Qui de bon espoir est plein. Le Tout-puissant méme change Ici les froides saisons, Et à cette terre étrange Promet des riches moissons. A MONSIEUR DE POUTRINCOURT GRAND Sagamos de la Nouvelle-France ODE. UOY que tu n’ailles cherchant (POUTRINCOURT) cette louange Qui va méme allechant Ceux qui gisent en la fange; Ton merite toutefois, Ta pieté, ton courage, Forcent ma lyre & ma voix A les chanter sur l’herbage Que l’Equille de ses eaux Ou plustot Neptune arrose, Tandis qu’au bruit des ruisseaux, A l’écart je me repose. ”
Benjamin Sulte,
Histoire des Canadiens-français…
“ La première source du malheur des provinces qu’on a honorées du beau nom de Nouvelle-France est le bruit qui se répandit d’abord dans le royaume qu’elles n’avaient point de mines. On ne fit pas assez d’attention que le plus grand avantage qu’on puisse retirer d’une colonie est l’augmentation du commerce ; que, pour parvenir à ce dessein, il faut faire des peuplades ; que ces peuplades se font peu à peu et sans qu’il y paraisse dans un royaume tel que la France ”
René Caillaud, Normandie, Poitou et Canada français
“ Avoir des imitateurs est mon vœu le plus ardent. Je souhaite très vivement que d’autres chercheurs ou des historiens publient des travaux ou des ouvrages du même genre sur d’anciennes provinces insuffisamment connues de la vieille France qui sont également pour les Canadiens français des terres ancestrales ayant contribué d’une façon plus ou moins considérable au peuplement de la Nouvelle-France au cours de l’époque capitale de sa colonisation. ”
Pierre de Coubertin,
La Nouvelle Revue
“ Leur faiblesse provient de ce que, derrière ses pionniers, la mère patrie n’émigre pas. Il n’y a guère plus de douze mille Français dans la Nouvelle-France. Presque tous sont des trappeurs, qui recueillent des fourrures, des missionnaires, qui ne songent qu’à sauver des âmes, ou des officiers qui rêvent de Versailles le soir, autour des feux de bivouac ou dans les postes avancés bâtis en troncs d’arbres. ”
Gabriel Gravier,
Vie de Samuel Champlain, fondateur de la Nouvelle-France…
(1900)
“ Les pêcheries de la Nouvelle-France deviendront, avec le temps, une école de marins. Des mines pourront être découvertes. Le trafic deviendra une source de richesses, La terre bonne, féconde, vierge n'attend, pour Produire de belles récoltes, que la main de" l'homme. Quant au peuplement, n'avons-nous pas, par milliers, des soldats licenciés qui seraient heureux de vivre en Canada en y faisant œuvre utile? ”
“ Ceux qui arrivaient de France semblaient oublier que les premiers colons de la Nouvelle-France étaient leurs frères par le sang de la race, ils venaient au pays avec ce fou préjugé que le Canadien était un naturel de l’Amérique perfectionné. ”
Eugène Réveillaud, Histoire du Canada et des Canadiens français
“ Il est bien possible que cette Nouvelle-France ainsi fondée au delà des mers se serait un jour séparée de sa mère-patrie, comme le firent vingt ans plus tard les colonies anglaises devenues les États-Unis d’Amérique. C’est la destinée des peuples comme des individus que devenus grands, « ils quitteront leur père et leur mère ». ”
Laure Conan,
Silhouettes canadiennes
“ Par les fenêtres ouvertes, avec les grands souffles frais, des rumeurs puissantes arrivaient du fond des solitudes. — Mon Père, écoutez, dit Champlain reprenant sa place, écoutez... c’est la respiration du désert. La Nouvelle-France n’est encore qu’une forêt. ”
Hector Bernier, Au large de l’écueil
“ Un peuple l’a remplacée... Voyez, là-haut, dans les niches de la façade, les géants de notre histoire... Frontenac l’intrépide : c’est la Nouvelle-France héroïque d’autrefois !... Lévis le désespéré : c’est la Nouvelle-France agonisante en beauté !... Salaberry le victorieux : c’est la loyauté canadienne-française !... Elgin le Père de la liberté britannique au Canada : c’est la naissance de l’âme canadienne !... Entendez-vous, au-dessus de Wolfe et Montcalm, voisins de gloire, claquer le drapeau anglais dans la brise qui s’élève ? ”
Thomas Chapais,
Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France
“ On a reproché à Louis XIV, à Colbert et à Talon, d’avoir soumis la Nouvelle-France à un régime trop paternel, d’avoir trop substitué l’action gouvernementale à l’action individuelle, et d’avoir ainsi engourdi les énergies du peuple canadien. ”
Laure Conan,
La Sève immortelle
“ Elle était fort délicate ; elle avait grandi dans l’opulence, — son père étant gouverneur de la Louisiane — et personne ne prit la dure vie de ces dernières années d’un cœur plus léger. Mais, à ses yeux, la Nouvelle-France était une œuvre d’héroïsme. En voir la destruction lui fut une agonie. ”
Gabriel Hanotaux,
Revue des Deux Mondes
“ La prise de possession de ces immenses contrées, au nom de la civilisation, est bien l’œuvre de « nos gens, » comme disent si heureusement les Canadiens. Avoir relié les mers boréales au Golfe du Mexique par une immense domination intérieure, c’est un titre de gloire dont la grandeur commence seulement à se découvrir et qui est tout à l’honneur de la « Nouvelle-France. » ”
“ Hommes audacieux, actifs, énergiques, de grande situation, issus pour la plupart des premiers émigrants qui avaient fondé la Nouvelle-France, ils ne pouvaient se faire à cette pensée que l’abandon de leur colonie au profit de l’Angleterre fût définitif. ”
Lionel Groulx,
Si Dollard revenait
“ Plus de doute, pour le grand nombre c’est la fin de la Nouvelle-France. Les plus intrépides sont à bout, en ont assez de l’horrible cauchemar. Ils parlent de faire venir des vaisseaux de France pour rembarquer tous les colons. ”
Xavier Marmier,
En pays lointains, par Xavier Marmier…
(1876)
“ Comme autrefois , dans notre poétique île Maurice , comme autrefois dans notre chevaleresque Louisiane et dans notre cher Canada , qu' on appelait la Nouvelle-France , nos vaillants marins ont élevé sur les rives du Cambodge leur pavillon , nos prêtres ont édifié leurs églises et leurs écoles , nos négociants leurs maisons de commerce , nos artisans leurs ateliers . ”
Thomas Chapais,
Jean Talon, intendant de la Nouvelle-France
“ Le sou parisis valait quinze deniers et le sou tournois douze deniers seulement ; la livre parisis était de vingt-cinq sous, et la livre tournois de vingt. Au Canada la rareté du numéraire faisait attribuer aux espèces une valeur d’un tiers en sus de leur valeur réelle. Pierre Boucher disait dans son Histoire véritable de la Nouvelle-France, en 1664 : « L’argent y est aussi plus cher (dans la colonie) ; il y a hausse du quart, en sorte qu’une pièce de quinze sols en vaut vingt [3] : ainsi à proportion du reste. » ”
